intubation tracheale

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مُساهمة من طرف anesthesie22 في الخميس 18 أغسطس 2011 - 21:01

OBJECTIFS DE L’INTUBATION TRACHEALE (IT)
Au terme de cet enseignement, l’étudiant devra connaître :
1) le contexte anatomique de l’IT
2) les avantages offerts par l’IT
3) les indications de l’IT
4) l’évaluation clinique du risque d’intubation difficile
5) le matériel standard et la technique habituelle de 1’IT
6) les incidents et complications, immédiats et tardifs, de l’IT
7) les modalités de la surveillance d’un malade porteur d’une sonde d’IT ou ayant
été intubé
Cool les techniques proposées face à une IT difficile
9) les alternatives à l’IT
INTUBATION TRACHEALE
J.-D. Peter
I. DEFINITION
L’intubation trachéale se définit comme le cathétérisme de la glotte et de la trachée par
une sonde dont l'extrémité proximale située hors des voies aériennes supérieures est
accessible au niveau de la bouche ou des narines.
La glotte se définit comme
l’espace entre les cordes vocales.
II. OBJECTIFS
L’intubation trachéale permet :
- d’assurer le maintien de la liberté des voies aériennes supérieures
- de protéger les voies aériennes de l'inhalation de sécrétions digestives chez un patient
inconscient ou qui souffre de troubles de la déglutition
- de réaliser l’étanchéité de la trachée pour la ventilation artificielle en pression positive
- de faciliter l’aspiration des sécrétions trachéobronchiques chez un patient incapable de
tousser et cracher efficacement.
III. INDICATIONS
Les indications de l’intubation sont :
- le coma quelle qu'en soit l'étiologie
- la détresse respiratoire quelle qu’en soit l’origine
- l’anesthésie générale (en particulier avec estomac plein) chez un patient en ventilation
contrôlée
- la ventilation en pression positive.
IV. INTUBATION CLASSIQUE
1. Matériel
1.1. laryngoscope rigide pour laryngoscopie directe
1.1.1. Manche :
- permet la préhension du laryngoscope et l’orientation de la lame
- cylindre rugueux pour un maintien solide
- fournit l'énergie électrique
- comporte un axe au sommet pour fixer la lame
1.1.2. Lame :
- elle a la forme d’une spatule avec rebord perpendiculaire pour refouler la langue
- cette spatule est courbe (lame de Macintosh) ou droite (lame de Miller)
- elle s'enclenche sur le manche grâce à un ergot qui permet une connexion
rapide
- elle comporte une échancrure avec un éclairage
- son extrémité est mousse et renflée
1.2. sonde d'intubation
1.2.1. matière
- caoutchouc opaque
- plastique dont l’avantage est double :
- mieux toléré
- la sonde est ainsi transparente permettant la visualisation de la vapeur d’eau
lors des mouvements respiratoires confirmant indirectement sa position intratrachéale.
1.2.2. certaines sondes possèdent une spire métallique dans leur épaisseur ; on dit
alors qu’elles sont armées ; ce type de sonde garde sa lumière ouverte
quelle que soit sa position et est préférentiellement utilisée pour la chirurgie
de la tête et du cou et pour la position opératoire en décubitus ventral
1.2.3. possède une ligne opaque aux Rayons X
1.2.4. forme courbe, concave vers le haut avec biseau à l'extrémité distale dont
l’ovale est dirigé vers la gauche du patient permettant ainsi de mieux
visualiser l’extrémité de la sonde lors de l’intubation
1.2.5. présence d’un oeillet latéral au niveau de la partie la plus longue du biseau
pour réduire le risque d’obstruction de l’orifice distal de la sonde
1.2.6. tailles en fonction du diamètre interne : de 2 à 9 mm
grand prématuré 2
nouveau-né 2,5 ou 3
enfant après 2 ans : âge + 16
4
adulte 7, 8 ou 9
les grandes tailles ont une graduation centimétrique tous les 2 cm débutant à
22 cm de l'extrémité distale
1.2.7. existence d’un ballonnet qui enveloppe la sonde avant son extrémité distale :
- présent sur sondes > 5 mm de diamètre interne
- relié à un système de gonflage par conduit incorporé avec un ballonnet témoin
et une valve antiretour
- on décrit des ballonnets :
- à pression normale
- à basse pression
- la pression interne doit toujours rester inférieure à 25 mm Hg
- le volume du ballonnet augmente avec
- la température
- la présence de N2 O dans le mélange inspiré
1.2.8. sur l’extrémité distale des sondes se trouve un repère permettant d’optimiser
la position de la sonde par rapport à la glotte
- sur les sondes avec ballonnet il existe un trait circulaire noir qui doit être
positionné sur la glotte
- l’extrémité des sondes sans ballonnet est peint en noir (la sonde est bien
positionnée lorsque toute la partie noire se trouve sous la glotte)
2. Technique
Avant de réaliser l’intubation, il faut impérativement :
- préparer et vérifier le matériel :
- spray d’anesthésiques locaux
- laryngoscope avec deux tailles de lame
- sondes d’intubation avec calibre projeté ainsi que celui immédiatement inférieur et
dont le ballonnet a été testé
- spray de silicone pour lubrifier la sonde
- mandrin souple
- seringue pour gonfler le ballonnet
- matériel d’aspiration trachéale
- masque facial
- ballon autoremplisseur avec valve unidirectionnelle (BAVU)
- filtre humidificateur antibactérien
- canule de Guedel
- matériel de fixation de la sonde
- stéthoscope
- raccord annelé.
- assurer la surveillance cardiovasculaire du patient : scope, pouls, pression
artérielle
- contrôler les paramètres de l’hématose : oxymétrie de pouls, capnométrie
- poser une voie veineuse entretenue par une perfusion de sérum salé
- disposer des médicaments d’anesthésie et de réanimation : oxygène,
anesthésiques locaux, hypnotiques, analgésiques, atropine, adrénaline, corticoïdes,
curares.
2.1.Intubation par voie orale
2.1.1. indications
La voie orale est la plus aisée et la plus utilisée :
- en anesthésie
- en médecine d'urgence
- en réanimation pour une intubation de courte durée.
L’intubation par voie orale est la seule possible en cas de traumatisme crânien avec
suspicion de fracture de la base du crâne ainsi qu’en cas de troubles de l’hémostase ou de
thrombopénie.
BUT : placer la sonde à travers la glotte visualisée lors de l'alignement des 3 axes
physiologiques (buccal-pharyngé-laryngé ) par laryngoscopie directe.
2.1.2.Réalisation de l’intubation sous laryngoscopie directe :
- patient couché sur le dos, voie veineuse en place, oxymètre de pouls
- monitorage cardiaque
- hauteur de la table : creux épigastrique de l'opérateur
- opérateur placé derrière la tête du patient qui est soulevée de 10 cm par rapport aux
épaules
- oxygénation du patient en ventilation spontanée ou au masque
- aspiration des mucosités pharyngées
- tête du sujet en hyperextension = position de Jackson ou encore du renifleur. Cette
position vise à aligner les axes de la bouche, du pharynx et du larynx
- la main droite ouvre la bouche, écarte les lèvres pour éviter l'écrasement de la lèvre
inférieure contre les incisives inférieures ; le laryngoscope, tenu de la main gauche, est
alors introduit par la commissure labiale droite. Le laryngoscope charge ensuite la
langue qui est refoulée vers la gauche. La lame est ainsi progressivement amenée en
position médiane. Lorsque la lame est enfoncée des 2/3 son extrémité va se placer
dans le sillon glossoépiglottique ; la lame est alors ascensionnée dans l'axe du manche
qui est tiré vers le plafond et les pieds pour faciliter la visualisation de la glotte dans la
position dite de Jackson modifiée. Ce faisant l'épiglotte se plaque contre face inférieure
de la lame et permet la visualisation de la glotte : triangle dont les cordes vocales sont
les côtés et les cartilages aryténoïdes la base
- anesthésie locale de la glotte
- retrait du laryngoscope et reprise de la ventilation assistée en O2 pur
- revisualisation de la glotte au bout de 1 à 2 minutes pour glisser dans la glotte ouverte
la sonde saisie comme une fléchette et introduite par la commissure labiale droite
- ballonnet descendu 2 cm en-dessous des cordes vocales correspondant à l'index 23
cm au niveau des arcades dentaires chez l'homme
- mandrin utilisé si la glotte est haute et mal visualisée
- gonflage du ballonnet
- ventilation à l'insufflateur manuel
- auscultation des deux champs pulmonaires
- capnographie et vérification de l'élimination de CO2
- fixation de la sonde
- mise en place d'une canule de Guedel pour éviter la morsure de la sonde.
2.2. Intubation nasotrachéale
2.2.1. indications
- chirurgie de la bouche en chirurgie maxillofaciale
- intubation du nouveau-né et du nourrisson, car la fixation de la sonde est plus facile
- ventilation de longue durée en réanimation, car elle laisse la bouche libre pour les
soins.
2.2.2. réalisation
- choisir préférentiellement la narine droite comme voie d’introduction si les deux narines
sont également perméables
- le nasopharynx est préparé avec un tampon imbibé d’anesthésique local adrénaliné
- la sonde est introduite dans la narine et dirigée contre la cloison nasale
perpendiculairement au visage
- lorsque la sonde est enfoncée de 15 cm chez l’adulte elle doit être visible dans
l’oropharynx
- la sonde est dirigée vers la glotte sous laryngoscopie directe par un mouvement de
progression hélicoïdale ; la bonne direction de la sonde est parfois facilitée par l’usage
de la pince de Magill qui, si elle est utilisée, ne doit pas blesser le ballonnet.
V. INTUBATION DIFFICILE
1. Définition
L’intubation est dite difficile si réalisée par un anesthésiste elle nécessite :
- plus de 10 minutes et/ou
- plus de deux laryngoscopies dans la position de Jackson modifiée avec ou sans
manoeuvre de Sellick associée.
2. Incidence
L’intubation difficile est généralement liée à l’impossibilité d’aligner correctement les trois
axes physiologiques (buccal, pharyngé et laryngé) et de visualiser la glotte par
laryngoscopie directe. L’incidence de l’intubation difficile est de 1 à 4% suivant les études ;
celle de l’intubation impossible serait de 0,05 à 3% suivant les mêmes travaux.
3. Suspicion
La recherche de difficultés prévisionnelles d'intubation par impossibilité de visualiser la
glotte :
- doit obligatoirement être effectuée lors de l’examen préopératoire (valeur médicolégale
du document anesthésique)
- impose une stratégie adaptée
- repose sur plusieurs arguments :
3.1. interrogatoire
- antécédents d'intubation difficile
- antécédents d’infections dentaires, de pathologie ORL, de trachéotomie
- antécédents de traumatisme maxillofacial et cervical
- antécédent d'irradiation cervicale.
3.2. examen clinique
3.2.1. existence de :
- rétrognathie
- prognathie
- cou court
- obésité
- goître thyroïdien
- acromégalie
- mobilité cervicale réduite
3.2.2. après ouverture de bouche :
- examen dentaire : prothèses, dents en mauvais état
- macroglossie
- distance interincisive : si elle est inférieure à 25 mm chez la femme et 30 mm chez
l'homme on peut redouter une intubation difficile. L’ouverture de bouche peut
notamment être réduite en cas d’atteinte de l’articulation temporo-mandibulaire, de
cicatrices rétractiles péribuccales ainsi qu’en cas de phlegmon amygdalien
- critères de Mallampati : visualisation spontanée de certaines structures pharyngées,
tête en position neutre, de face, bouche ouverte, langue tirée au maximum
- Classe 1 : toute la luette et les loges amygdaliennes sont visibles
- Classe 2 : la luette est partiellement visible
- Classe 3 : le palais membraneux est visible
- Classe 4 : seul le palais osseux est visible
- la distance de Patil entre l’échancrure du cartilage thyroïde et le menton osseux évalue
l'espace mandibulaire antérieur et la mobilité rachidienne : elle doit être supérieure à
6,5cm lors de l'extension complète du cou.
ces éléments participent à l’établissement du score de Wilson :
Critères Niveau de risque Points
Poids <90 kg
90<P<110 kg
>110 kg
012
Mouvements de la tête et du
cou
>90°
90°
<90°
012
Mouvements de la mâchoire EI>5cm ou Slux>0
EI<5cm ou Slux=0
EI<5cm ou Slux<0
012
Rétrognathie Absente
Modérée
sévère
012
Proéminence des incisives Absente
Modérée
sévère
012
EI : espace interincisives ; Slux : subluxation de la mandibule
3.3. Examen laryngoscopique :
grades de Cormack et Lehane :
- Grade 1 : toute la fente glottique est vue
- Grade 2 : seule la partie antérieure de la glotte est vue
- Grade 3 : seule l’épiglotte est visible
- Grade 4 : l’épiglotte n’est pas visible
La nécessaire réalisation de certaines intubations dans un contexte d’urgence impose la
constitution de chariots d’intubation difficile et la maîtrise de techniques de sauvetage.
VI. ALTERNATIVES A L’INTUBATION
Face à une intubation difficile imprévue ou délibérément en cas d’intubation difficile
suspectée il peut être décidé de ne pas intuber le patient. Aucune des techniques
alternatives n’évite le risque de régurgitation et ne protége du risque d’inhalation ; ces
techniques ne peuvent donc être utilisées que pour des patients à jeun c’est-à-dire aussi
en dehors d’un contexte d’urgence. Plusieurs solutions sont possibles :
1. Masque facial
Le patient peut être gardé en ventilation assistée ou spontanée, tout en sachant qu’en cas
de ventilation assistée une technique rigoureuse doit être appliquée pour éviter
l’insufflation gastrique ; pour cette raison une canule endobuccale est souvent associée.
2. Masque laryngé
Il se présente sous la forme d’un masque ovoïde entouré d’un bourrelet gonflable
permettant son adaptation anatomique au larynx, sa pointe reposant sur la bouche
oesophagienne, les coussinets latéraux prenant appui sur les sinus piriformes et son bord
supérieur sous la base de la langue. La lumière du masque, protégée par une grille pour
éviter l’obstruction par l’épiglotte, est relié à un tube dont l’extrémité proximale est
accessible hors de la bouche.
L’introduction du masque laryngé est extrêmement simple : il est inséré par la bouche,
dégonflé, jusqu’à ce qu’une résistance soit perçue. Le bourrelet est alors gonflé avec une
quantité d’air dépendant du calibre du masque ce qui provoque une légère remontée du
masque.
Le masque laryngé permet de maintenir une ventilation spontanée efficace ou d’assurer
une ventilation assistée manuelle ou mécanique. Une intubation à l’aveugle ou à l’aide
d’un fibroscope bronchique a été proposée ; cette technique est difficile en raison de la
grille qui protége la lumière du masque.
3. Canule COPA®️ (cuffed oropharyngeal airway)
Cette canule oropharyngée à ballonnet a été conçue pour être utilisée lors de l’anesthésie
générale chez les patients en ventilation spontanée ou manuelle à la place du masque
facial. La canule se présente comme une canule de type Guedel munie d’un ballonnet à sa
partie distale qui est gonflé à la manière d’une sonde d’intubation. Si des fuites sont
perçues après gonflage ou si le patient est difficilement ventilable une taille plus
appropriée (souvent plus grande) doit être utilisée.
VII. TECHNIQUES PROPOSEES FACE A UNE INTUBATION DIFFICILE
1. Mandrins
Lorsque la glotte est difficile à exposer il peut néanmoins être possible de la cathétériser
- soit par la sonde d’intubation préformée par un guide modelable glissé dans sa lumière
et dont l’extrémité ne dépassera pas la sonde d’intubation
- soit par un guide long souple et non modelable qui sera descendu dans la trachée à
l’aide de la pince de Magill et sur lequel la sonde d’intubation sera enfilée. Certains de
ces guides sont creux pour pouvoir oxygéner le patient durant la manoeuvre et pour
pouvoir analyser la capnographie.
2. Intubation nasotrachéale à l’aveugle
Cette technique nécessite le maintien d’une ventilation spontanée. La sonde est introduite
par la narine droite. Après passage des cornets et glissement sur la paroi postérieure du
rhinopharynx, le biseau de la sonde arrive dans le larynx. A ce moment la progression du
tube se fait à l’oreille car l’intensité des bruits ventilatoires augmente à l’approche du
larynx. Lorsque le bruit expiratoire est à son maximum, la sonde est poussée dans la
trachée au moment d’une inspiration. Cette technique qui comporte de nombreux risques
est parfois délicate à réaliser.
3. Fibroscopie bronchique
L’intubation trachéale perfibroscopie est actuellement la technique de référence pour
l’intubation difficile prévisible ou avérée. Elle doit être utilisée en première intention en cas
d’intubation jugée impossible. La fibroscopie est en général réalisée par voie orotrachéale
à l’aide d’un fibroscope pédiatrique avec l’assistance d’un aide qui tire sur la langue. Sur le
sujet en décubitus dorsal l’extrémité du fibroscope est tout d’abord dirigé vers le bas
jusqu’à la paroi postérieure du pharynx, puis vers le haut en se glissant sous l’épiglotte,
puis à nouveau vers le bas en franchissant la glotte en se dirigeant vers la carène.
Cette technique :
- idéale et fiable lorsque aucune manoeuvre d’intubation préalable, chez un patient dont
l’intubation a été jugée impossible, n’a été tentée
- connaît cependant des limites en raison :
- du risque d’obscurcissement de l’objectif (champ visuel étroit, capacités d’aspiration
limitées)
- d’une modification des repères anatomiques (oedème, traumatisme, obstruction des
voies aériennes).
4. Laryngoscope à fibre optique
De nombreux modèles de laryngoscopes à fibre optique ont été développés. Ils reposent
sur le principe
- de fibres optiques allant jusqu’au bout de la lame
- d’une lame courbe permettant de visualiser le larynx, en chargeant l’épiglotte, dans la
plupart des situations d’intubation difficile.
L’intubation est alors réalisée :
- en se servant de la lame comme d’un guide pour diriger la sonde
- en glissant au préalable un mandrin long et souple dans la trachée sur lequel la sonde
d’intubation sera glissée.
5. Guide lumineux Trachlight®️
Il s’agit d’une intubation orotrachéale
- à l’aveugle
- sous laryngoscopie classique
- à l’aide mandrin modelable dont l’extrémité distale comporte une lumière puissante
permettant de guider et de confirmer le franchissement de la glotte ainsi que le bon
positionnement dans la trachée par transillumination au niveau cervical antérieur.
Cette technique requiert la possibilité d’obscurcissement de l’environnement ce qui n’est
pas toujours possible en extrahospitalier.
6. Masque laryngé fastrach « ML-Fastrach ®️ »
Il s’agit d’un masque laryngé d’un modèle particulier
- possédant une poignée et un coude rigide facilitant son insertion
- possédant une languette mobile en son centre permettant de relever l’épiglotte lors des
manoeuvres d’intubation
- permettant une procédure d’intubation facilitée à l’aide d’une sonde armée en silicone.
Après intubation le ML-Fastrach®️ peut être laissé en place ou retiré.
7. Combitube
Le combitube est une sonde oesotrachéale à double canal :
- le plus long se termine de manière distale entourée d’un ballonnet
- le plus court se termine par des trous latéraux perforés en amont du ballonnet distal
- un gros ballonnet entoure les deux canaux en amont des trous multiperforés.
Le combitube est introduit lentement à l’aveugle sans laryngoscopie jusqu’à ce que le
repère marqué se trouve au niveau des arcades dentaires. Les deux ballonnets sont alors
gonflés, le ballonnet pharyngé avec 100ml d’air, le ballonnet distal avec 10ml d’air. Deux
situations sont alors possible :
- le plus souvent l’extrémité distale se trouvera dans l’oesophage ; dans ce cas la
ventilation sur le canal proximal autorise une ventilation bronchopulmonaire à travers la
membrane perforée et la glotte
- plus exceptionnellement l’extrémité distale se trouve dans la trachée ; dans ce cas la
ventilation pulmonaire se fera sur le canal distal.
8. Intubation rétrograde
Après ponction de la membrane cricothyroïdienne un guide souple et long est dirigé en
position céphalique. Ce guide qui traverse la glotte de manière rétrograde est récupéré
dans la bouche. C’est sur ce guide solidement maintenu en place que la sonde
d’intubation est glissée. Le guide est retiré une fois que la sonde d’intubation a franchi les
cordes vocales.
9. Abord trachéal direct
Ce geste de sauvetage à l’aide d’un set de minitrachéotomie, mis en place par technique
de Seldinger, est tenté chez un patient impossible à intuber ou à ventiler. Il est à noter que
la canule de trachéotomie ainsi mise en place par voie percutanée n’est munie d’aucun
ballonnet et que l ’étanchéité du système n’est donc pas assurée.
VIII. INCIDENTS LORS DE L'INTUBATION
1. Laryngoscopie
L’utilisation d’un laryngoscope est source de traumatismes divers et ce d’autant plus que
le geste est difficile et l’opérateur non entraîné.
1.1. le geste peut traumatiser
- les dents
- les tissus mous :
- lèvres
- gencives
- langue
- oesophage
- larynx (luxations aryténoïdiennes, désinsertion des cordes vocales, hématomes, plaies,
paralysies)
- trachée
- lésions nerveuses
1.2. si l’anesthésie est insuffisante, la laryngoscopie peut de plus entraîner
- une toux
- un laryngospasme
- un bronchospasme
- des vomissements avec un risque d’inhalation et notamment en cas :
- d’estomac plein
- de polytraumatisme
- d’urgence
- de grossesse
- de pathologie intra-abdominale
- de pathologie oesophagienne
1.3.en outre la laryngoscopie peut
- provoquer une HTA
- provoquer une tachycardie ou une bradycardie notamment en cas d’hypoxie
- entraîner une arythmie cardiaque
- aggraver une hypertension intracrânienne.
2. Intubation
2.1. la laryngoscopie et l’intubation peuvent entraîner
- une intubation sélective par sonde trop enfoncée, responsable d’atélectasie
- une intubation oesophagienne
- une insuffisance ou absence de ventilation par :
- coudure de la sonde
- obstruction de la sonde
- morsure
- hernie du ballonnet de la sonde
- butée de biseau de la sonde contre la paroi trachéale
- des lésions mécaniques sur le pharynx, le larynx, la trachée ou l’oesophage (souvent
dues à la présence d’un mandrin rigide qui dépasse l’extrémité de la sonde)
responsables de :
- plaies
- pneumothorax
- médiastinite
2.2. l’intubation nasotrachéale peut être en outre responsable de
- lésions de la tache vasculaire
- épistaxis
- fausses routes rétropharyngées avec passage sous muqueux
- perforation du ballonnet lors du passage des cornets ou par la pince de Magill
- sinusite du côté de la narine intubée par obstruction de l’orifice sinusien
IX. COMPLICATIONS DE L'INTUBATION
1.Sonde en place
1.1. une intubation bronchique sélective responsable de
- atélectasie
- emphysème interstitiel pulmonaire
- pneumothorax
- pneumomédiastin
- sténose bronchique
1.2. extubation accidentelle
1.3. obstruction de la sonde par des sécrétions bronchiques d'où intérêt de
- humidification des gaz inspirés
- aspirations bronchiques avec de grosses sondes d'aspiration
1.4. lésions laryngées dues à la taille de la sonde
- hyperémie
- ulcérations muqueuses
- parésie ou paralysie d'une ou des 2 cordes vocales
1.5. luxation cricoaryténoïdienne
1.6. perforation de la trachée s'accompagnant de
- emphysème cervical
- fistule trachéo-oesophagienne
- hémorragie par rupture du tronc brachiocéphalique
2. Après extubation
2.1. sténose glottique tubulaire ou annulaire
2.2. sténose sous-glottique parfois circonférentielle touchant un ou plusieurs
anneaux trachéaux ; la clinique est pauvre si la lumière est réduite de moins de 75
% ; tout au plus peut-on relever : toux sèche, raucité de la voix, difficultés à
expectorer
2.3. dyskinésie ou akinésie laryngée
2.4. dyskinésie trachéale
2.5. douleurs pharyngées
2.6. hypersécrétions bronchiques
X. SURVEILLANCE DU MALADE
1. Sonde en place
1.1. clinique :
- auscultation régulière des deux champs pulmonaires qui doit être symétrique compte
tenu de la pathologie sous-jacente
- surveillance de l'humidification des gaz inspirés (filtre ou cascade)
- aspiration régulière qui doit être possible sans difficultés jusque dans les bronches
avec une sonde d'aspiration de gros calibre
- surveillance des pressions d'insufflation qui ne doivent pas être trop élevées
- absence de "chant" du tube lorsque le malade est laissé en ventilation spontanée qui
témoigne de sa bonne perméabilité
1.2. radiographie du thorax après l'intubation puis au moins une fois par jour
- vérification de la position de l'extrémité distale du tube qui doit se trouver à au moins
deux centimètres au-dessus de la carène
- vérification de la taille du ballonnet qui ne doit pas être trop gonflé
- absence de troubles de la ventilation
2. Après extubation
2.1. après toute intubation de plus de 48 heures
- tomographies du larynx
- fibroscopie trachéale
2.2. au moindre doute
- laryngoscopie indirecte
- laryngoscopie directe
Accès vasculaires et solutés de remplissage utilisés en anesthésie-réanimation
1. Connaître les veines utilisées pour les accès vasculaires périphériques, leurs
avantages/inconvénients (risques/complications), le matériel ad hoc et les techniques
d’insertion.
2. Connaître les veines utilisées pour les accès vasculaires centraux, leurs avantages/inconvénients
(risques/complications), le matériel ad hoc et les techniques d’insertion.
3. Connaître les artères utilisées pour les accès vasculaires, leurs avantages/inconvénients
(risques/complications), le matériel ad hoc et les techniques d’insertion, les solutés utilisés pour
maintenir la perméabilité de l’accès et ceux qui sont contre-indiqués.
4. Connaître les deux catégories de solutés de remplissage (s. micromoléculaires ou cristalloïdes
et s. macromoléculaires ou colloïdes), ainsi que les avantages/inconvénients d’une catégorie par
rapport à l’autre
5. Connaître les différents solutés micromoléculaires, leurs composants, les indications, contreindications,
risques et complications.
6. Connaître les différents solutés macromoléculaires, leurs composants, les indications, contreindications,
risques et complications.[b]
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رد: intubation tracheale

مُساهمة من طرف aicha في الجمعة 19 أغسطس 2011 - 4:55

الله يجازيك


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إن مرت الأيام ولم ترون
فهذه رسالتي فتـذكرونـــــــي
وان غبت يوما ولم تجدون
ففي قلبي حب لكـم فـلاتنسونـــــــي
وان طال غيابـي عنكــــــــــــــم
دون عـودة اكون وقتهـا بحـاجــة
لدعـائكم فادعـوا لــــــــــــــــــــي


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بارك الله فيكم


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رد: intubation tracheale

مُساهمة من طرف anesthesie22 في الجمعة 19 أغسطس 2011 - 7:48


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رد: intubation tracheale

مُساهمة من طرف asmarandy في الإثنين 26 سبتمبر 2011 - 11:30

اختك اللي ماعندهاش الزهر
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رد: intubation tracheale

مُساهمة من طرف mohamed hamdane في الإثنين 6 فبراير 2012 - 15:20



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mohamed hamdane
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